Troubles du sommeil chez l’enfant : ce qu’il faut savoir

Les troubles du sommeil chez l’enfant sont fréquents. Ils concernent plus de 20 % des moins de 6 ans, 10 % des enfants de 6 à 12 ans et entre 15 et 20 % des adolescents. Or, le manque de sommeil peut avoir de graves conséquences sur la croissance et le développement de l’enfant. C’est en effet pendant qu’il dort que son organisme produit le plus d’hormones de croissance. C’est aussi à ce moment-là que le cerveau assimile les apprentissages de la journée. Causes, spécificités et conseils, zoom sur les troubles du sommeil chez les enfants.

Troubles du sommeil chez l’enfant: origines et causes

Les troubles du sommeil désignent un ensemble de phénomènes qui perturbent la durée ou la qualité du sommeil. Ils proviennent d’un dérèglement du cycle du sommeil. Ils peuvent avoir de lourdes répercussions sur la santé, car ils entraînent un déficit de sommeil. Le manque de sommeil cause notamment de la fatigue, des troubles de l’humeur et des difficultés de concentration. Il perturbe également la croissance des enfants et leur développement cognitif. Il peut alors en résulter des problèmes d’apprentissage.

Les causes des troubles du sommeil chez l’enfant sont multiples :

  • Les maladies : infections ORL, maladies respiratoires (asthme par exemple), reflux gastro-œsophagien, etc. ;
  • Les facteurs psychologiques : stress, angoisse ou dépression infantile liés à des changements dans la vie de l’enfant, des problèmes scolaires, etc. ;
  • Des causes environnementales : bruits, lumières, usage des écrans le soir, mauvaise literie, etc. ; 
  • Des causes liées au développement de l’enfant : autisme, etc. ;
  • Les insomnies idiopathiques (causes inconnues).

Vous l’aurez compris, les troubles du sommeil chez l’enfant sont susceptibles de cacher une maladie ou un problème sous-jacent. Il est ainsi essentiel d’identifier l’origine de l’insomnie afin de pouvoir y remédier le plus tôt possible.

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Troubles du sommeil: focus sur les syndromes et les pathologies chez l’enfant

Les peurs: endormissement difficile

Le moment du coucher peut générer de l’angoisse chez les plus petits. Leurs peurs peuvent être de différentes natures.

Troubles du sommeil accuse du peur

Lorsque les enfants n’ont pas appris à trouver seuls le sommeil, on parle d’une « insomnie conditionnée ». L’enfant n’est pas capable de s’endormir sans la présence de ses parents. De ce fait, le moment du coucher est excessivement prolongé. Certains enfants développent une véritable angoisse du coucher. Il est par conséquent déconseillé aux parents d’autoriser leur enfant à dormir dans leur lit. Il n’est par ailleurs pas recommandé de rester avec lui le temps qu’il s’endorme. L’enfant doit pouvoir devenir autonome pour dormir. 

La peur du sommeil en lui-même peut, elle aussi, entraîner des difficultés d’endormissement chez l’enfant. En général, elle se manifeste lorsque l’enfant fait régulièrement des cauchemars. Jusqu’à l’âge de 8 ans, la frontière entre rêve et réalité est floue. C’est pourquoi l’enfant craint de s’endormir et de devoir faire face à des situations et des créatures effrayantes

D’autres peurs sont fréquentes chez les plus petits comme la peur du noir ou du monstre caché sous le lit. Comme nous le verrons plus tard, il est important de rassurer au maximum l’enfant en créant un rituel au moment du coucher

Les cauchemars

On l’a vu, les cauchemars peuvent causer chez l’enfant une vraie peur du coucher qui rend difficile l’endormissement. Ils provoquent aussi parfois des éveils nocturnes suivis de difficultés à retrouver le sommeil. Les mauvais rêves font généralement leur apparition entre l’âge de 1 et 2 ans. Ils surviennent la plupart du temps en milieu ou en fin de nuit, pendant les phases de sommeil paradoxal

Faire des cauchemars est tout à fait normal pour un enfant. Cela devient problématique lorsque les rêves se répètent plusieurs fois par semaine. L’enfant peut alors développer une véritable angoisse au moment d’aller au lit. De plus, il peut avoir du mal à se rendormir et accumuler une dette de sommeil importante.

Il est donc important de comprendre l’origine des cauchemars pour être en mesure de rassurer l’enfant :

  • Un changement important dans son quotidien (séparation des parents, déménagement, etc.) ;
  • Des problèmes qu’il ne parvient pas ou n’ose pas verbaliser (dispute avec les camarades d’école, remarque de la maîtresse, etc.) ;
  • Un traumatisme qu’il n’arrive pas à extérioriser : décès d’un proche, accident, etc. ;
  • Le visionnage d’un film ou d’images violentes aux actualités (guerre, catastrophe naturelle, etc.).

Énurésie ou le «pipi au lit»

L’énurésie fait partie des parasomnies. Elle désigne le fait d’uriner involontairement pendant la nuit. Elle apparaît ou persiste à un âge où l’enfant est censé être propre. De manière générale, l’incontinence nocturne disparaît chez les petits entre 18 mois et 3 ans. Elle peut néanmoins perdurer plus longtemps sans que cela soit pour autant anormal. On ne parle donc d’énurésie qu’à partir de l’âge de 5-6 ans. 

Lorsque l’enfant n’a jamais pu acquérir la propreté, on parle alors d’énurésie primaire. L’énurésie secondaire, quant à elle, apparaît alors que l’enfant a été propre durant plus de 6 mois auparavant. Quand aucun autre symptôme ne lui est associé, on parle d’énurésie monosymptomatique (ou isolée). 

Ce trouble du sommeil est assez fréquent puisqu’il concerne 12 à 15 % des enfants. La forme la plus courante de ce syndrome est l’énurésie primaire isolée qui touche majoritairement les garçons. Par ailleurs, Les épisodes énurétiques peuvent avoir lieu à n’importe moment du cycle de sommeil. Cependant, ils surviennent le plus souvent lors de la phase de sommeil profond, au début de la nuit. 

L’énurésie peut avoir de graves conséquences sur la vie scolaire, affective et sociale. Elle peut en effet conduire à l’isolement, voire l’exclusion de l’enfant

Insomnie

L’insomnie chez l’enfant peut prendre plusieurs formes. On distingue les troubles de l’initiation du sommeil (refus d’aller dormir, difficultés d’endormissement, etc.) et les troubles du maintien du sommeil (réveils nocturnes). 

L’insomnie conditionnée appartient aux troubles de l’initiation du sommeil. Elle est liée à la peur de la séparation avec les parents au moment du coucher. Elle se manifeste lorsque l’enfant n’a pas pris l’habitude de s’endormir tout seul. L’enfant doit alors devenir plus autonome et apprendre à dormir sans la présence de ses parents. Des cauchemars fréquents, du stress ou encore un environnement bruyant peuvent aussi provoquer des insomnies chez les enfants.

Troubles du sommeil : Insomnie chez l'enfant

Les insomnies qui surviennent entre 10 et 15 ans sont, quant à elles, proches de celles des adultes. On retrouve en effet les mêmes troubles du sommeil : difficultés d’endormissement, sommeil peu réparateur, réveils nocturnes, etc. Les adolescents négligent parfois leur sommeil au profit d’autres activités. De plus, on observe souvent au moment de la puberté un « retard de phase ». S’il est d’ordre physiologique, ce phénomène est régulièrement amplifié par la télévision, le portable, les jeux vidéos, etc. L’adolescent risque alors de développer des troubles de l’humeur, des problèmes de concentration, une baisse de vigilance, du stress, une dépression, etc. 

Conseils aux parents: solutions et traitements

Apprendre à l’enfant à dormir

Il est important de respecter le rythme du bébé dès son plus jeune âge. Ainsi, n’hésitez pas à le coucher dès les premiers signes d’endormissement (bâillements, frottage des yeux, pleurs). Lorsque cela est possible, évitez de le réveiller et laissez-le dormir autant qu’il en a besoin. Enfin, au moment du coucher, créez un environnement calme. Par ailleurs, votre enfant doit prendre ces repères dans le temps comme l’alternance du jour et de la nuit, la fréquence des repas, des levers et couchers à des heures régulières. 

 Mettre en place un rituel du coucher est également très important : 

  • Proposez-lui des activités calmes avant le coucher (lecture, bain, etc.) ; 
  • Créez une atmosphère paisible, propice au sommeil dans sa chambre ;
  • Soyez attentifs aux premiers signes de fatigue ;
  • Réalisez une séparation progressive, tout en douceur en lui lisant une histoire, en chantant une berceuse ;
  • Proposez-lui un doudou afin de l’apaiser ;
  • Bannissez les écrans le soir pour éviter les problèmes d’endormissement et favoriser un sommeil réparateur ;
  • N’installez pas de veilleuse à LED dans la chambre de votre bébé. Elle sera susceptible de dérégler ses cycles du sommeil ;
  • Laissez votre enfant s’endormir tout seul une fois qu’il est au lit. 

Activités sportives

Pas de traitement miracle, mais le sport reste une activité bénéfique pour le sommeil des enfants comme pour celui des adultes. Il permet de réduire le stress et entraîne une détente musculaire. De plus, l’activité physique participe à limiter les problèmes de surpoids, un facteur aggravant des troubles du sommeil. 

Il est cependant important de prendre en compte l’intensité de l’activité sportive. Une étude réalisée en 2014 a montré qu’une activité trop intensive réduirait la durée du sommeil. Ses résultats sont toutefois contredits par une publication du Journal of Sleep Research. Le sport augmente pourtant la fréquence cardiaque. On peut donc supposer qu’une activité trop intensive avant d’aller se coucher n’est pas conseillée. Les horaires des séances de sport ont d’ailleurs, eux aussi, leur importance. D’après une étude parue dans l’American Journal of Physiology, le sport serait plus bénéfique le matin. Il faciliterait le stockage de l’énergie et favoriserait un sommeil réparateur.

Éviter les perturbateurs du sommeil

Pour bénéficier de nuits de sommeil réparatrices, votre enfant doit éviter les éléments susceptibles de nuire à son sommeil :

Les écrans : ils émettent de la lumière bleue qui bloque la sécrétion de la mélatonine (l’hormone du sommeil) par l’organisme. Ils dérèglent par conséquent les cycles du sommeil ; 

Des activités trop intensives : lire une histoire ou écouter de la musique douce est une bonne manière de préparer votre enfant au sommeil ;

Les lumières trop vives : l’obscurité permet à l’organisme de produire de la mélatonine. Créez une ambiance tamisée le soir dans la chambre de votre enfant. Évitez notamment les veilleuses à LED qui perturbent les cycles circadiens ;

Les excitants : les boissons sucrées et à base de caféine sont à proscrire le soir ;

Des repas trop riches : ils ralentissent la digestion et perturbent le sommeil ;

Une mauvaise literie : un bon matelas, un bon sommier et une literie de qualité sont indispensables pour bénéficier d’un sommeil réparateur

FAQ – Troubles du sommeil chez l’enfant

Quand consulter pour le sommeil d’un enfant ?

Il est important de consulter à partir du moment où les insomnies perdurent, y compris après avoir mis en place de nouvelles habitudes. Certains signes doivent par ailleurs vous alerter :
● La durée d’endormissement de votre enfant est supérieure à 30 minutes ;
● Il se réveille chaque nuit et met plus de 20 minutes à se rendormir ;
● L’enfant se réveille régulièrement en début de nuit ;
● Son sommeil est particulièrement agité ; 
● Ses troubles du sommeil sont très perturbants pour son sommeil et celui des autres membres de la famille ;
● Vous remarquez les conséquences du manque de sommeil sur la journée : fatigue, irritabilité, difficultés de concentration, etc. ;
● Il ronfle beaucoup et s’arrête parfois de respirer pendant son sommeil ; 
●  L’enfant prend très peu ou pas de poids ;
● Il a de la fièvre ou se plaint de douleurs physiques.
Après consultation, un médecin pourra prescrire le traitement adéquat pour votre enfant.

À quelle heure les parents doivent-ils coucher leur enfant ?

Il n’existe pas de réponse précise à cette question. L’heure du coucher dépend de l’âge des enfants. Idéalement, les enfants de moins de 6 ans devraient aller au lit avant 20h30. À partir de 8 ans, l’heure du coucher ne devrait pas dépasser 21h30. S’il est important d’éviter les grandes variations d’horaires, il n’est pas pour autant nécessaire de se montrer trop rigide. Vous pouvez par exemple définir des plages horaires à respecter au lieu d’imposer des heures fixes. 
Si votre enfant ne parvient pas à dormir, ne le forcez pas de peur de créer un stress et de le mettre en situation d’échec. Proposez-lui plutôt de lire un livre pour l’aider à se détendre avant d’éteindre la lumière.

Peut-on laisser la lumière allumée dans la chambre de son enfant ?

Une veilleuse ou une porte entrouverte suffisent généralement à rassurer l’enfant. Évitez par contre de laisser une lumière trop forte dans la chambre de l’enfant afin de ne pas perturber son horloge biologique

Les terreurs nocturnes : qu’est-ce que c’est ?

Les terreurs nocturnes surviennent le plus souvent entre 18 mois et 4 ans. Lors d’une terreur nocturne, l’enfant manifeste apparemment une grande peur. Il est assis dans son lit, les yeux ouverts, crie et paraît effrayer. Contrairement aux apparences, il n’est pas réveillé et n’a absolument pas conscience de ce qu’il se passe. Les terreurs nocturnes ont souvent lieu en début de nuit. Impressionnantes pour les parents, elles ne représentent pourtant aucun danger pour l’enfant et sont relativement courtes (1 à 5 minutes). 

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