Bébé pleure dans son sommeil : Pourquoi et que faire ?

Votre bébé pleure dans son sommeil. Vous êtes inquiets et épuisés. Différents troubles sont à l’origine des pleurs nocturnes des enfants, de leur sommeil perturbé, voire de leur réveil la nuit. On peut mentionner la terreur nocturne, le cauchemar, les coliques du nourrisson ou encore le besoin de succion, la faim, un environnement défavorable, l’apnée du sommeil. Comprendre les raisons pour lesquelles un bébé pleure dans son sommeil est essentiel pour pouvoir y remédier. La lecture de cet article vous informera sur les différentes causes possibles des pleurs nocturnes chez les bébés. Des conseils pratiques vous aideront à apaiser votre bébé et favoriser un sommeil plus serein pour tous.

Bébé pleure dans son sommeil : les causes

Bébé pleure lors de son sommeil

1) Le rôle du train du sommeil

Le train du sommeil, également appelé cycle de sommeil, correspond à l’enchaînement des différentes phases de sommeil. Si l’enfant loupe ce train, il va falloir attendre la fin du cycle pour prendre le prochain. Reconnaître les signes de fatigue du nourrisson est donc essentiel pour faciliter son endormissement.

Chaque bébé est unique et les schémas de sommeil varient d’un enfant à l’autre.
Jusqu’aux 18 mois de l’enfant, le train du sommeil compte 2 phases principales :

  • Le sommeil lent ou calme: Il est profond et réparateur. Le rythme cardiaque et la respiration du bébé sont réguliers.
  • Le sommeil paradoxal ou agité (sommeil REP pour Rapid Eye Movement): L’activité cérébrale est intense. Les mouvements oculaires rapides en témoignent. Le bébé consolide sa mémoire.

Puis la durée et le nombre de phases augmentent avec l’âge de l’enfant :

  • De la naissance à 2-3 mois : les cycles durent 30 à 45 minutes et s’enchaînent. Le sommeil paradoxal représente 50 à 60% du temps de sommeil global.
  • Jusqu’à 6 mois : la phase de sommeil calme évolue en un temps de sommeil léger et un profond. En moyenne, à 4 mois, les bébés font leur nuit, s’ils parviennent à se rendormir seul entre deux cycles.
  • De 6 mois à 1 an : la durée totale de sommeil diminue. La phase paradoxale n’occupe plus que 20% de cette durée. Le sommeil calme léger augmente tandis que le temps profond reste stable.
  • De 1 an à 3 ans : vers 18 mois, la structure du sommeil de l’enfant se rapproche de celle de l’adulte. À partir de 2 ans, la durée des cycles croît. Elle atteint 90 à 120 minutes vers 3-4 ans.

Le réveil nocturne du nourrisson est donc normal. Surtout s’il ne parvient pas à enchaîner ses cycles de sommeil. Mais plusieurs autres raisons provoquent des réveils et pleurs nocturnes.

2) La faim

Lorsque bébé pleure la nuit, les parents cherchent majoritairement à le nourrir pour l’apaiser. La faim est effectivement l’une des causes les plus courantes des pleurs du bébé pendant son sommeil. Néanmoins, en distinguant les signaux de faim, les parents répondront aux besoins nutritionnels de l’enfant de manière appropriée.

Plusieurs données sont à prendre en compte :

  1. Votre bébé progresse-t-il correctement sur sa courbe de poids ? un nouveau-né gagne entre 140 et 210 grammes hebdomadaires durant les premières semaines. Puis cette croissance ralentit avec une prise de poids de 300 à 400 grammes par mois. Elle diminue encore à partir du cinquième mois ;
  2. A-t-il déjà pris la quantité de lait correspondant à son poids (et non à son âge) ?
  3. Enfin, s’il est allaité, il prend à chaque tétée ce dont il a besoin à l’instant T, en fonction aussi de sa morphologie (taille de l’estomac). Certains nourrissons tètent ainsi 5 fois par jour, quand d’autres le font 10 fois, pour une même quantité de lait.

Pour apprendre à décoder les pleurs de votre bébé, vous pouvez vous former au Dunstan Baby Language. Vous apprendrez à distinguer les cris de faim, de fatigue, de coliques, de rot coincé, d’inconfort.​​

3) Les coliques du nourrisson

Les bébés ont fréquemment des coliques pendant les 3 ou 4 premiers mois de leur vie. En cause, l’immaturité de leur tube digestif. Les signes suivants peuvent être synonymes de coliques :

  1. Pleurs intenses et soutenus ;
  2. Gaz ;
  3. Ventre ballonné, tendu ;
  4. Jambes repliés sur le ventre ou au contraire, toute raides et un dos arqué ;
  5. Visage rouge, crispé ;
  6. Petits poings serrés.

Ces coliques apparaissent souvent après la prise d’un biberon ou d’une tétée.

Parmi les remèdes naturels, vous pouvez :

  1. Masser son ventre dans le sens des aiguilles d’une montre ;
  2. L’allonger sur le ventre, sur votre avant-bras, tout en marchant et le berçant.

4) Le besoin de suçoter

La succion est un réflexe chez les bébés. Ce besoin inné peut se manifester pendant leur sommeil. Cette activité réconfortante leur procure une sensation de sécurité et de bien-être.

Dans une phase de sommeil superficielle, voire de réveil, sucer permet au bébé de se calmer et de se rendormir. Il cherche son pouce, son doigt, un bout de lange ou de doudou, une sucette. S’il ne les trouve pas, il attire l’attention des parents en pleurant.

Une succion excessive et prolongée peut entraîner des problèmes de dentition à long terme. Certains parents s’opposent à la sucette par crainte de dépendance. Néanmoins, par expérience, il est plus facile de réduire l’usage d’une sucette que d’un pouce… la modération plutôt que l’interdiction peut sauver vos nuits et celles de votre bébé.

5) Terreurs nocturnes et cauchemars

Le sommeil du bébé peut être malmené par des cauchemars et terreurs nocturnes. Ces dernières enregistrent un pic vers les 3-4 ans de l’enfant. Les cauchemars apparaissent entre 12 et 18 mois.

Ces mauvais rêves se produisent pendant la phase de sommeil paradoxal, en seconde partie de nuit. L’enfant pleure. Il est réveillé. Il peut raconter ce qu’il a ressenti. Les parents vont pouvoir l’apaiser, le rassurer.

Les terreurs nocturnes surviennent plutôt en première partie de nuit, durant la phase de sommeil lent profond. L’enfant hurle, s’agite… et même si ses yeux sont grand ouvert, il n’est pas éveillé. Il vaut mieux ne pas le réveiller et juste veiller qu’il ne se blesse pas. Ce trouble, souvent impressionnant, peut durer entre 5 et 30 minutes. L’enfant se rendort habituellement juste après, sans aucun souvenir.

6) Le contexte

L’environnement de vie du bébé est parfois responsable de ses pleurs nocturnes. Un contexte trop bruyant, une température inconfortable, une lumière trop vive ou une routine perturbée peuvent troubler le sommeil du bébé et le faire pleurer.

En cas d’allaitement, il est conseillé d’éviter le café, le thé, l’alcool, le tabac. Ces substances excitantes passent par le lait maternel et malmènent le sommeil.

Une sur-stimulation avec un trop-plein d’interactions, pendant les temps d’éveil, génère fréquemment une grande excitation et fatigue. Le bébé pleure alors d’épuisement.

Privilégiez un environnement calme avant de coucher votre bébé. Évitez les mobiles colorés, les jouets sonores au-dessus et dans son lit.

Bébé pleure la nuit : comment gérer ?

comment apaiser votre bébé qui pleure la nuit 

1) Les précautions à prendre avant le coucher

Pour que votre bébé prenne le bon train de sommeil et pleure le moins possible la nuit, voici quelques conseils :

  1. Établir une routine régulière: avec un rituel de coucher cohérent et prévisible pour votre bébé. Des activités apaisantes et récurrentes avant le coucher, comme un bain tiède, une histoire ou une berceuse, le sécuriseront, l’apaiseront et le prépareront à dormir.
  2. Créer un environnement sécuritaire et propice au sommeil :  la chambre du bébé doit être calme, saine, confortable et dans la pénombre. La température idéale se situe à 19°C. Épurez son lit : pas de jouets encombrants, ni couverture et oreiller. Glissez votre bébé en pyjama dans une turbulette à sa taille. Et placez-le sur le dos pour dormir pour réduire le risque de mort subite du nourrisson. Choisissez un matelas ferme.
  3. Répondre aux besoins de base : assurez-vous que votre bébé est nourri, propre et confortable dans ses vêtements avant le coucher.
  4. Observer les signaux de fatigue :  frottements des yeux, bâillements ou gémissements sont le signe qu’il est temps d’aller au lit. Vous évitez ainsi de louper le train du sommeil.

2) L’accompagnement des parents durant le coucher

Le bébé apprend progressivement à ne plus avoir besoin de ses parents la nuit. Cet apprentissage ne se fait pas du jour au lendemain. Il demande de la patience et un accompagnement lorsque le bébé pleure la nuit.

Voici quelques conseils pour accompagner au mieux votre nourrisson :

  1. Restez calme : même épuisé, frustré de ne plus avoir de nuits complètes depuis plusieurs semaines, prenez le temps de souffler avant de vous précipiter vers votre bébé. S’énerver ne fera qu’empirer la situation. Votre bébé ressentira votre stress.
  2. Vérifiez les besoins de base : votre enfant a besoin d’être changé, d’être réconforté ? Peut-être a-t-il faim ou soif ? Est-il fiévreux ? Tentez d’identifier sa demande pour pouvoir le calmer.
  3. Aidez-le à se rendormir : selon son âge, bercez-le, chantez-lui une berceuse, chuchotez des mots doux, massez-le doucement. Votre présence et votre voix peuvent suffire pour le rendormir.

Si les pleurs nocturnes persistent malgré l’application de ces conseils, consultez un pédiatre. Un reflux gastro-œsophagien peut, par exemple, causés ces pleurs nocturnes. Un traitement médicamenteux et le recours à un ostéopathe pour enfant pourront soulager votre bébé.

FAQ – Bébé pleure dans son sommeil

Qu’est-ce que les rythmies du sommeil chez l’enfant ?


Les rythmies du sommeil chez l’enfant sont des comportements moteurs répétitifs. Ces mouvements stéréotypés se produisent lors de l’endormissement et des transitions entre les cycles de sommeil. Ils impliquent la tête, le tronc ou tout le corps.  Le bébé émet parfois des sons simultanément.

Ces rythmies d’endormissement concernent jusqu’à 2 nourrissons sur 3. Elles apparaissent vers l’âge de 6 à 9 mois. Leur apogée se situe vers 18 mois. Elles s’arrêtent d’elles-mêmes vers 4 ans.

Ces mouvements, bénins, n’ont aucune conséquence sur le développement psychomoteur de l’enfant. Il faut juste assurer la sécurité de l’enfant pendant son sommeil avec :

• Un tour de lui bien fixé pour amortir d’éventuels coups contre les barreaux ;
• Un lit bien calé ;
• Voire un matelas directement sur le sol pour diminuer ces rythmies.

Est-ce qu’un bébé peut faire des cauchemars ?


Le nourrisson de quelques mois n’a pas encore un sommeil structuré pour faire des cauchemars. Ceux-ci surviennent pendant la phase de sommeil paradoxal. Les mauvais rêves peuvent commencer entre 1 et 2 ans. Divers facteurs peuvent les déclencher :

• Des images effrayantes (d’où la recommandation d’éviter tout écran avant 3 ans) ;
• Des situations stressantes ;
• Des changements dans la routine quotidienne de l’enfant (déménagement, changement de nounou, etc.).

Les cauchemars sont une réaction normale au développement émotionnel de l’enfant. S’ils sont fréquents, intenses et persistants, n’hésitez pas à consulter un professionnel de santé.

Quand est-il nécessaire de voir bébé souvent la nuit ?


Tant que le bébé a des besoins spécifiques tels que la faim, la nécessité d’être changé ou réconforté, il sera important d’aller le voir. Un nouveau-né est alimenté toutes les 2 ou 3 heures. Il a besoin d’une grande sécurité affective, même en pleine nuit. Le cododo peut permettre de le réassurer sans avoir à se lever.

Au fil des mois, le bébé dort plus longtemps sans interruption. Attendez un peu avant de vous précipiter à son chevet. Les pleurs cesseront peut-être et il se rendormira seul. Si les cris perdurent et s’intensifient, intervenez pour répondre à ses besoins. L’important est de rester à l’écoute de son bébé et de pouvoir couvrir à ses besoins uniques.

Faut-il laisser pleurer le nourrisson la nuit ?


Les neurosciences sont aujourd’hui formelles : laisser pleurer son bébé la nuit est déconseillé. Si au bout d’une minute, les pleurs n’ont pas cessé, intervenez auprès de votre enfant. Le laisser pleurer, de jour comme de nuit, est source de stress. Cela peut impacter son sommeil et son développement. Le bébé communique par les pleurs. Il exprime une émotion, un besoin. Le soir, il décharge fréquemment toute l’excitation emmagasinée dans la journée.

Et comme votre sommeil est tout aussi important que celui de votre bébé, n’hésitez pas à demander de l’aide :
• à votre entourage pour une nuit salvatrice au calme ;
• à votre médecin, si vous êtes inquiets et épuisés.

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