Céphalée hypnique : définition, symptômes et traitement

Si la céphalée hypnique est un trouble du sommeil relativement rare, elle n’en reste pas moins gênante au quotidien. Ce mal de tête nocturne, dont l’origine reste encore méconnue, touche essentiellement les personnes âgées. Il provoque une douleur intense ou modérée qui survient durant le sommeil. Il n’existe pas de traitement spécifique pour soigner les migraines hypniques. Néanmoins, certaines habitudes et astuces peuvent vous aider à les prévenir et à soulager la douleur. Définition, causes et symptômes, nous nous sommes intéressés à ces maux de tête nocturnes. Découvrez également des conseils pour prévenir leur apparition et atténuer la douleur. 

Céphalée hypnique: définition et causes

Les maux de tête hypniques, c’est quoi ?

La céphalée hypnique est un mal de tête qui se produit pendant le sommeil paradoxal. Les personnes qui en souffrent ressentent une tension, parfois « battante », qui peut survenir une ou plusieurs fois dans la nuit. La douleur peut être modérée à intense en fonction des individus.

Céphalée hypnique

Pour 40 % des personnes atteintes, la céphalée se situe dans la zone fronto-temporale. La douleur est pulsatile pour 38 % des sujets et sourde dans 57 % des cas. Une céphalée hypnique a une durée moyenne de 60 minutes et se produit à une fréquence d’environ 15 fois par mois

La céphalée hypnique fait partie des céphalées primaires. Ce qui signifie qu’elle n’est pas provoquée par une maladie sous-jacente. Plutôt rare, elle touche les personnes de plus de 50 ans et majoritairement des femmes

Quelles en sont les causes?

La médecine n’a pas encore pu déterminer les causes exactes des céphalées hypniques. La principale hypothèse sur l’origine de ce trouble désigne un facteur neuro-vasculaire. Certains stimuli ont pour effet d’endommager le système de régulation de la douleur. Ce déséquilibre entraîne des modifications dans les vaisseaux sanguins cérébraux.

Les migraines hypniques pourraient aussi provenir de troubles du sommeil paradoxal ou d’une perturbation de la production de mélatonine par l’organisme. Aussi appelée « hormone du sommeil », la mélatonine intervient dans la régulation de l’horloge biologique.  

D’autres facteurs sont également avancés : 

  • L’alimentation : les aliments contenant des additifs, les fromages raffinés, le chocolat, etc. ;
  • Les déséquilibres hormonaux : maux de tête menstruels ;
  • La fatigue due au manque de sommeil ; 
  • La consommation de tabac, d’alcool, etc

Symptômes et diagnostics d’une céphalée hypnique

Les symptômes à surveiller

La céphalée hypnique se manifeste principalement par une douleur pulsatile à la tête qui peut être lancinante ou sourde. Elle se situe le plus souvent au niveau des tempes et du front. Ce type de migraine se produit uniquement pendant le sommeil, de l’ordre d’une dizaine à une quinzaine de fois par mois. La douleur survient généralement à la même heure toutes les nuits, durant la phase de sommeil paradoxale

Elle peut se situer d’un seul côté de la tête ou, plus fréquemment, des deux côtés. Si la douleur est plus ou moins vive selon les patients, elle se révèle suffisamment intense pour réveiller la personne. 

Le moment de l’apparition des maux de tête constitue une autre spécificité des céphalées nocturnes. Ils se produisent la plupart du temps entre 1h et 3h du matin, quelques heures après la phase d’endormissement. Ils peuvent par ailleurs avoir lieu plusieurs fois dans la nuit et durent de 15 minutes à 3 heures. Leur durée moyenne est de 90 minutes.

Selon les individus, d’autres symptômes peuvent apparaître : nausées, phonophobie (hypersensibilité aux sons) ou photophobie (hypersensibilité à la lumière). La céphalée est plus rarement accompagnée de larmoiements, d’une congestion nasale (nez bouché) ou d’un ptôsis, c’est-à-dire un affaissement de la paupière supérieure.  

Symptômes d’une céphalée hypnique

Les diagnostics possibles

Afin de pouvoir émettre un diagnostic, le médecin s’informe en premier lieu des différents symptômes et du moment de leur survenue. Cela l’aidera à diagnostiquer une céphalée hypnique ou à identifier d’autres facteurs à vos maux de tête. Il pourra ensuite effectuer certains examens selon vos antécédents médicaux et les symptômes décrits : 

  • Évaluation de votre pression artérielle : Cet examen sert à supprimer l’éventualité d’une hypertension artérielle qui provoque fréquemment des céphalées, surtout chez les personnes âgées ; 
  • Analyses sanguines : Elles servent à éliminer certaines infections ainsi que des problèmes de coagulation, un déséquilibre électrolytique, une hypoglycémie ou une hyperglycémie ;
  • Polysomnographie nocturne : Elle consiste à surveiller votre taux d’oxygène dans le sang, l’activité du cerveau, votre respiration et vos mouvements durant votre sommeil ; 
  • Une polygraphie ventilatoire à domicile : cet examen ambulatoire permet de détecter un syndrome d’apnée du sommeil ; 
  • Scanner de la tête ou IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) : Ils permettent de vérifier la présence d’une tumeur, d’un AVC (Accident Vasculaire Cérébral), d’un traumatisme crânien, d’une inflammation artérielle ou d’un hématome sous-dural (HSD). 

Le médecin pourra aussi réaliser des tests cliniques destinés à écarter une épilepsie nocturne, une migraine, une dépression, etc. Au besoin, il vous orientera vers un neurologue.

Céphalée nocturne : traitements et conseils pour y remédier

Aucun traitement spécifique n’existe pour soigner les céphalées nocturnes. Toutefois, certaines solutions peuvent vous aider à soulager la douleur. 

1) Les traitements médicamenteux

Il existe différents médicaments destinés à atténuer les maux de tête. Les analgésiques sont les plus courants. Il s’agit notamment de l’aspirine, de l’ibuprofène ou encore du paracétamol. Ces traitements sont en vente libre en pharmacie et ne nécessitent pas d’ordonnance. Sur le long terme, ils entraînent cependant des effets indésirables sur la santé et peuvent engendrer des céphalées chroniques.  

Les maux de tête intenses peuvent par ailleurs être soulagés avec des traitements plus puissants tels que des antimigraineux. Des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont aussi parfois prescrits pour les personnes souffrant de céphalées. Ce type de médicament aide à prévenir, voire à soigner les migraines nocturnes. En effet, il apparaît que 40 % des personnes ne sont plus sujettes aux céphalées hypniques, y compris après l’arrêt du traitement

De base utilisé pour traiter des troubles mentaux comme la bipolarité, le lithium s’avère également efficace chez certaines personnes. C’est aussi le cas d’un anticonvulsivant, le topiromate. Ce traitement provoque toutefois certains effets indésirables tels qu’une baisse de la vigilance et de la fatigue

Demander l’avis de votre médecin avant de prendre des médicaments est essentiel. Il sera en mesure de vous prescrire le traitement adéquat en fonction de votre état de santé et de vos antécédents.

2) Les remèdes naturels

Aussi étonnant que cela puisse paraître, la caféine est l’un des remèdes les plus souvent conseillés pour traiter les céphalées hypniques. Elle a l’avantage de n’engendrer que très peu d’effets secondaires par rapport aux médicaments. La caféine est efficace en prévention avant d’aller vous coucher ou pour soulager la douleur lorsqu’elle est déjà installée. Vous pouvez donc sans problème vous préparer une tasse de café fort le soir ou prendre un complément alimentaire à base de caféine. 

  • D’autres traitements naturels peuvent vous aider à lutter contre les céphalées nocturnes : 
  • L’infusion de romarin ;
  • La grande camomille en tisane, gélule ou décoction (déconseillé chez les femmes enceintes) ;
  • Le maté ;
  • L’huile essentielle de menthe poivrée ;
  • Le saule blanc en gélule ou comprimé : sa molécule est proche de l’aspirine. 

Des compléments alimentaires comme la mélatonine ou le magnésium peuvent dans certains cas aider à soigner les céphalées nocturnes. 

Quelques conseils pour prévenir et soulager les maux de tête

Il est possible de prévenir l’apparition des céphalées hypniques en suivant certains conseils :

  • Dormir suffisamment :
  • Boire de l’eau ;
  • Limiter sa consommation d’alcool ;
  • Pratiquer une activité physique régulière ;
  • Réduire le temps passé devant les écrans, en particulier le soir ;
  • Faire du yoga, de la méditation ou des exercices de respiration pour se détendre.

Prendre un bain chaud peut aider à se détendre et faire passer la douleur. Vous pouvez aussi appliquer une poche de glace enveloppée d’un tissu pour réduire l’intensité des maux de tête

FAQ – Céphalée hypnique

Qu’est-ce qu’une céphalée de tension ?


Les céphalées de tension se caractérisent par la sensation d’avoir la tête prise dans un étau. Elles sont le plus souvent provoquées par la fatigue et le stress. Les symptômes de cette maladie les plus courants sont les suivants : 

●   une douleur à la fois diffuse, modérée et qui dure longtemps ;
●   une tension dans la nuque ; 
●   un mal de tête qui ne s’amplifie pas malgré l’effort ;
●   une aggravation de la douleur avec le stress ;
●   une amélioration des symptômes avec la détente ;
●   pas de nausées ni de vomissements

Quel type de personne est touché par une céphalée hypnique ?


Les céphalées nocturnes touchent majoritairement les plus de 50 ans. Les femmes semblent par ailleurs les plus concernées. Les céphalées hypniques mettent habituellement un certain temps à être diagnostiquées. Cela pourrait expliquer l’âge avancé des personnes atteintes. 

Comment reconnaître une migraine ?


Une migraine se manifeste généralement par les symptômes suivants : 
●   un mal de tête du côté droit ou du côté gauche ;
●   une douleur pulsatile (battante) ou lancinante ;
●   une douleur modérée à intense ;
●   une douleur amplifiée par l’activité ou l’effort.

Les crises doivent être survenues au minimum cinq fois pour pouvoir parler de migraine. De plus, ces signes doivent être accompagnés de nausées ou de vomissements ou d’une hypersensibilité à la lumière ou aux sons. 

Chez 20 à 30 % des migraineux, les maux de tête sont précédés ou accompagnés d’une aura. Il s’agit d’un trouble neurologique transitoire qui prend le plus souvent la forme de troubles de la vision (dans le cas des migraines ophtalmiques), auditifs, moteurs, du langage.

Chez les enfants, la migraine a une fréquence moins importante. En outre, les crises durent moins longtemps et la douleur est principalement bilatérale ou au niveau du front. Elle est généralement associée à des nausées et des vomissements et une pâleur.

Comment éviter les maux de tête au réveil ?


Certaines habitudes peuvent vous épargner des maux de tête le matin :

●   adoptez des horaires de sommeil réguliers ;
●   dormez au moins 7 heures par nuit ;
●   bannissez les écrans au minimum 2 heures avant d’aller au lit ;
●   privilégiez des activités calmes en fin de journée (lecture, musique douce, dessin, etc.) ;
●   limitez votre consommation d’alcool, en particulier le soir ;
●   prenez un repas léger à base de fruits et légumes et évitez les aliments gras et sucrés ;
●   choisissez un oreiller de qualité qui soutient votre nuque et permet à votre colonne vertébrale de rester bien alignée

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