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L’hygiène du sommeil

Le besoin de sommeil :
Nous devons nous intéresser au besoin de sommeil de l’enfant en dehors de toute contrainte scolaire : en calculant la durée spontanée de sommeil de l’enfant le week-end ou en vacances. Le besoin de sommeil est individuel, différent parmi les enfants d’une même fratrie, ce qui amène à adapter l’heure du coucher de chacun.

La typologie :
Nous devons reconnaître la typologie de l’enfant, percevoir le moment privilégié de l’endormissement, les premiers signes de fatigue, lorsque les bâillements se succèdent, les paupières s’alourdissent, les sécrétions lacrymales se tarissent (" marchand de sable "), les pupilles basculent vers le haut …
L’enfant doit apprendre à ressentir la sensation de fatigue, l’envie de dormir et à apprécier le plaisir du sommeil. On pourrait envisager d’expérimenter ce type d’apprentissage dans les écoles.
Les parents doivent repérer ce moment et ne pas coucher l’enfant à l’opposé de sa tendance naturelle.
La typologie est définie par le moment habituel de l’endormissement et non par celui du coucher. Si dans une même famille tous les enfants se lèvent à la même heure pour aller à l’école, ils ne doivent pas forcément se coucher au même moment car ils ont des typologies et des besoins de sommeil probablement différents.

La qualité du sommeil :
Afin d’apprécier le sommeil de l’enfant, il nous est avant tout utile de connaître son avis et ensuite d’obtenir des informations sur son niveau de fatigue au réveil ou durant les heures d’école et sur d’éventuels éveils nocturnes. Lorsque l’enfant se réveille la nuit, nous devons en rechercher les causes : les soucis, les cauchemars, les problèmes d’allergie, le bruit, l’énurésie, un environnement peu propice au sommeil (co-sleeping)…

L’attitude des parents au coucher :
Les parents doivent être plus présents et disponibles auprès de l’enfant lors du coucher, en s’asseyant au bord du lit, en lui racontant une histoire, en lui apportant douceur et apaisement à un âge où les peurs du coucher sont fréquentes et le besoin de sécurité indispensable (rituels, lampe allumée, porte entrouverte…).

Le lit :
L’enfant, dès son plus jeune âge, doit apprendre à dormir seul et à s’endormir dans son lit. Les parents doivent lui poser des limites afin qu’il acquière une autonomie par rapport à son sommeil.

L’alimentation :
Il faut éviter de trop manger surtout le soir pour bien dormir. L’excès de poids augmente le besoin de sommeil. Le repas du soir ne doit pas être trop copieux, ni trop riche. Le repas doit être également une détente : éviter les sujets qui fâchent ou qui tracassent…
Il faut laisser au moins une heure entre la fin du repas et le coucher

Le repas du soir idéal :
Le lait, des laitages et du fromage, salade, fruits, céréales, légumes, crudités, poisson.

Eviter :
La viande, la charcuterie, les frites, les sauces, le sucre en excès, le chocolat, les glaces, les bonbons, les épices, le café, le coca, les tonics.

Le petit déjeuner, souvent négligé, est important pour bien démarrer la journée.

Le petit déjeunet idéal :
Le pain complet, les céréales, le lait semi-écrémé, le beurre, les yaourts, le fromage, les fruits secs.

Les activités avant le coucher :
Les parents doivent s’intéresser aux programmes télévisés consommés par leurs enfants en début de soirée, car leur contenu peut générer des peurs au coucher et alimenter les cauchemars.
De la même manière, les boissons excitantes et jeux électroniques doivent être consommés avec beaucoup de modération en fin de journée.

Les rêves :
Le rêve de l’enfant n’est pas purement imaginaire, il correspond à une réalité intérieure. L’écoute du rêve est certainement un bon moyen de connaître l’enfant, ses peurs, ses sentiments ou les dangers qui le menacent. Dans les écoles, on devrait pouvoir s’offrir une heure pour raconter les rêves.

La scolarité :
Dans la recherche des causes du retard scolaire, nous devons envisager l’éventualité d’un trouble du sommeil et tenir compte de la typologie et du besoin de sommeil de l’enfant, ainsi que de leurs adéquations aux rythmes scolaires. L’école devrait s’adapter aux rythmes de l’enfant en aménageant les horaires et les programmes, participer à l’amélioration des conditions d’hygiène de sommeil et enfin lui permettre en toute liberté d’exprimer ses peurs, ses rêves et ses cauchemars.

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